Jeudi 22 septembre 2011
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Dans son édition du mercredi 21 septembre le
quotidien « Libération » a publié des informations « recensant les emprunts toxiques vendus par la banque Dexia aux collectivités ». La ville de Joigny est citée parmi les
communes concernées.
Nous tenons d’abord à souligner que tous les
emprunts évoqués dans le journal Libération ont été contractés par l’ancienne majorité municipale, le dernier l’ayant été en 2007. C’est donc en toute objectivité et en toute transparence que
nous souhaitons apporter quelques précisions sur ces informations.
Selon le quotidien Libération, dans sa parution
du 21 septembre, la Ville de Joigny détiendrait 4 produits financiers à risque fournis par Dexia qui seraient susceptibles d’engendrer entre 10 et 20% de surcoûts. Surtout, il est fait état de
risques financiers tels qu’ils pourraient avoir des conséquences sur le niveau de fiscalité locale et celui des services publics rendus par les collectivités.
Si certaines d’entre elles ont effectivement fait
part de leurs difficultés sur ce sujet bien avant la publication de cet article, la situation est sensiblement différente concernant la commune de Joigny.
Selon le journal, le premier emprunt évoqué est
d’un montant de 88 000€. Or, la Ville n’a jamais signé un emprunt correspondant à ce montant.
Le second produit financier, d’un montant de
298 000€, a été négocié au taux d’intérêt relativement élevé de 5,15% jusqu’en 2018, mais n’a a été à l’origine d’aucun problème particulier. Il prévoit au maximum une majoration de 0,10%
sur l’Euribor 3, lequel n’a jamais atteint de taux exagéré. Aucun surcoût n’a donc été enregistré.
Le troisième emprunt, qui court jusqu’à 2021 pour
un montant de 427 000€, prévoit l’application du taux de l’Euribor 12 mois si celui-ci devait dépasser les 2%. Cela a été le cas au plus fort de la crise financière, ce qui a engendré le
paiement d’environ 10 000€ de taux d’intérêts supplémentaires en 5 ans. Depuis, l’Euribor a évolué à la baisse et c’est donc le taux d’intérêt originel qui s’applique
normalement.
Enfin, un quatrième produit est évoqué. D’un
montant total de 1 817 000€, il prend fin en 2038. Le taux d’intérêt est fixé à 4,10% pour 10 années de remboursement. Pour les autres annuités, le même taux est applicable à la
condition que l’Euribor ne dépasse pas le taux de 5,75%. Or, il apparait que cela n’a jamais été le cas, même au plus fort de la crise financière. Là aussi, aucun surcoût n’a été à déplorer pour
l’instant.
Reconnaissons donc que la situation de la Ville de Joigny quant
à ses emprunts dits « toxiques » a été largement exagérée par l’article du journal Libération. Surtout, nous sommes en mesure d’affirmer qu’ils n’auront aucune conséquence sur la
fiscalité locale pas plus que sur notre volonté politique de proposer des services publics de qualité à nos concitoyens. Enfin, il faut garder à l’esprit que sur l’ensemble de la dette, depuis
plusieurs années, la majorité municipale a réalisé des économies substantielles notamment grâce à
une gestion rigoureuse.